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WASHINGTON (AFP) - 23/10/09 14:32
Un avion de Northwest Airlines qui reliait mercredi San Diego (Californie, ouest) à Minneapolis (Minnesota, nord) a dépassé sa destination de 240 km car les pilotes étaient absorbés par une
"discussion animée", a rapporté le Bureau de la sécurité des transports.
Le FBI (police fédérale) a interrogé l'équipage et le Bureau de la sécurité des transports (National Transportation Safety Board, NTSB) a ouvert une enquête, a annoncé le NTSB dans un communiqué.
Au sol, la crainte d'un détournement a commencé à se faire jour lorsque les contrôleurs aériens ont perdu le contact radio avec les deux pilotes de l'Airbus A 320 avec 147 passagers à son bord, selon le NTSB.
L'inquiétude était telle que quatre chasseurs de l'armée de l'Air ont alors été mis en alerte, sans toutefois décoller, rapporte de son côté le quotidien Minneapolis Star-Tribune.
Ce n'est qu'après que l'appareil a dépassé l'aéroport de Minneapolis de 240 km que les pilotes se sont rendu compte de leur oubli. Le contact avec la tour de contrôle a été rétabli et l'appareil a effectué un virage à 180 degrés pour se poser sans encombre.
Les pilotes "ont expliqué qu'ils étaient plongés dans une discussion animée sur l'avenir de leur compagnie et ils se sont laissés déconcentrer", écrit le NTSB.
"L'équipage a été entendu par le FBI et la police de l'aéroport", ajoute le communiqué.
Le NTSB a annoncé qu'il allait à son tour interroger les pilotes. La boîte noire de l'appareil, qui enregistre notamment les conversations dans le cockpit, doit être envoyée à un laboratoire pour
analyses.
Deux petits avions de tourisme se sont percutés en plein vol, ce samedi 17 octobre en fin de matinée en Charente-Maritime."L'accident a eu lieu au-dessus de Beaugeay, une commune se situant à 10 km de Rocherfort," nous dit la gendarmerie de Rocherfort.
L'accident a fait quatre morts: "Il y a quatre victimes, la femme qui pilotait l'un des deux avions, l'autre pilote ainsi que ses deux passagers" a indiqué au Parisien le secrétariat d'Etat aux Transports.
L'avion de tourisme qui transportait 3 personnes avait décollé à Cognac en Charente. Trois personnes qui seraient âgées en moyenne de 60 ans. Le second appareil était parti de Royan pour se diriger vers La Rochelle.
Les circonstances exactes de l'accident ne sont pas encore connues. "Les gendarmes sont toujours sur le terrain" nous indique aussi la gendarmerie de Rocherfort.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'appareil en provenance de Cognac était en relation avec une tour de contrôle. Le second avion de tourisme, qui effectuait des tours autour de Rochefort, n'avait pas branché son équipement transpondeur, comme le règlement l'y autorise, rapporte RTL.
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau et le procureur de la République de Rochefort se sont immédiatement rendus sur place.
Sur Le Post, un membre de l'aéro-club de Cognac nous fait part de sa tritesse: "C'était trois copains à moi. C'est moi qui a dû prévenir les familles, vous imaginez".
Vous connaissez ces trois personnes qui ont décollé de Cognac?
"C'était trois copains à moi. C'est moi qui a dû prévenir les familles, vous imaginez. Le premier finissait sa formation, c'était son dernier vol avant son test. Il était accompagné d'un instructeur très expérimenté, et du mari de sa soeur. Ils avaient en moyenne 60 ans. On est tous réunis en ce moment à l'éro-club. On ne sait pas trop quoi faire."
Quelles pourraient être les causes de l'accident?
"On ne sait pas. L'avion devait Cognac Royan La Rochelle. Les conditions météo étaient très bonnes. C'est peut-être dû à un contre-jour. Malheureusement, ce n'est imputable à rien du tout."
En sait-on un peu plus sur la pilote du second avion?
"C'était une jeune élève qui était en vol local. Elle était en école. Son instructeur était au sol. Un accident comme ça est très rare. C'est tragique. C'est la fatalité."
Sur Le Post, l'aéroclub de Royan, d'où a décollé l'autre avion dit ne pas savoir de quel avion il s'agit. "Plusieurs avions de l'extérieur ont décollé de la plate-forme ce matin. Par contre, on est certain qu'il ne s'agit pas d'un avion de chez nous".
Cessna 210 Centurion"On a douté, c'est un miracle. On a eu une chance extraordinaire de s'en sortir, on a eu une chance terrible", raconte calmement le pilote, Clément Zylberberg, sur son lit d'hôpital.
Ce pilote d'Air France de 36 ans et ses cinq compagnons ont été recueillis lundi soir par des hélicoptères militaires et de la Sécurité civile, après un séjour de six à sept heures, dont plusieurs de nuit, dans une mer démontée.
Les deux femmes et les quatre hommes avaient quitté Cannes le matin à bord d'un Cessna 210 "Centurion" six places pour aller déjeuner et se baigner à Propriano (Corse-du-Sud). Mais sur le chemin du retour, dans l'après-midi, "d'un seul coup le moteur s'est arrêté" au-dessus du golfe de Porto, sur la côte ouest de l'île, a raconté M. Zylberberg.
Il a ajouté avoir combattu la peur et évité la panique en s'accrochant "rigoureusement aux procédures d'amerrissage".
C'était le début d'une odyssée qui devait s'achever tard dans la nuit au terme de souffrances et d'efforts hors du commun et de l'efficacité opiniâtre des sauveteurs.
M. Zylberberg a salué "le professionnalisme et surtout le courage" des dizaines de membres d'équipage et plongeurs de la Sécurité civile, de l'Armée de l'air, de la Marine et de la Gendarmerie.
Mardi matin, les six rescapés, dont l'une a eu un bras fracturé et certains des blessures superficielles au visage, avaient recouvré l'essentiel de leurs forces après avoir souffert d'épuisement et d'hypothermie dans une eau à 20 degrés.
Ils ont été entendus par des enquêteurs de la gendarmerie et quatre d'entre eux devaient quitter l'hôpital en fin de journée, les deux plus âgés, Ginette et Serge Amoros, 66 et 68 ans, restant en observation.
Allongés ou assis dans leur lit, tous ont loué le savoir-faire de leur ami Zylberberg et de sa compagne Isabelle Coxon.
La jeune hôtesse d'Air France, appliquant elle aussi les procédures d'urgence, a aidé le pilote à déverrouiller les portes de l'avion avant qu'il ne touche l'eau. Elle a aussi calmement distribué les gilets de sauvetage et indiqué la position à adopter avant le choc.
"Une fois à l'eau, on a d'abord ri. On pensait que les secours arriveraient vite. On les voyait passer, mais eux ne nous voyaient pas. J'ai fini par penser qu'ils ne viendraient plus", raconte M. Amoros, le père de Mme Coxon.
Souriante et détendue, l'hôtesse remercie son compagnon "héros" de lui avoir "sauvé deux fois la vie": "D'abord en réussissant l'amerrissage. Ensuite, pour tenir dans l'eau" en l'encourageant.
La chute en mer n'a en effet été, dit-elle, que "le début d'une longue attente".
Un pilote d'hélicoptère de la Sécurité civile, Franck Diebold, qui a récupéré les deux premiers rescapés, a souligné combien les conditions météo avaient rendu la mission délicate.
"Il fallait éviter le sentiment d'abandon chez les autres naufragés que l'on approchait sans pouvoir atteindre, en tournant au-dessus d'eux avec nos lumières", a-t-il raconté à l'AFP.
"Les secours passaient au-dessus de nous. Mais dans cette mer démontée, nous n'étions rien pour eux", dit Mme Coxon. "Ce qui nous a sauvés, c'est que les gilets étaient équipés de petites lumières alors que nous étions ballottés par les vagues. Les militaires et les gendarmes qui ont des lunettes infra rouges, ont pu nous repérer (dans la nuit) grâce aux taches de chaleur".
"Ce serait arrivé le matin, on ne serait peut-être pas là", relève-t-elle, souriante.
Encore plus détendu, le plus jeune des rescapés, Jérémy, 22 ans, n'a, lui, aucun doute: "Bien sûr que je reprendrai l'avion!"
INSOLITE | L'altercation est intervenue après qu'une hôtesse eut accusé les pilotes de harcèlement sexuel. La dispute émaillée de coups
s'est déroulée devant les passagers médusés.La compagnie nationale indienne Air India a annoncé dimanche l'ouverture d'une enquête après une dispute émaillée de coups qui aurait eu lieu en plein vol devant des passagers médusés. L'altercation est intervenue après qu'une hôtesse eut accusé les pilotes de harcèlement sexuel.
Selon le "Times of India", l'incident s'est produit samedi sur le vol reliant Sharjah (Emirats arabes unis) à New Delhi. La rixe s'est propagée jusqu'à la cuisine à compartiments de l'appareil. Selon le journal, le cockpit est même resté vide à un certain point et l'un des pilotes a menacé de détourner l'avion en direction du Pakistan.
La police a enregistré une plainte contre les pilotes poursuivis pour "atteinte à la pudeur", ajoute le "Times of India". La compagnie a fait savoir que deux pilotes et deux membres d'équipage
avaient été suspendus.
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